Le Foehn

Le Foehn souffle du Sud

il descend la montagne et apporte le temps doux

et apporte la folie

on dit qu’il rend fou

ou fiévreux

ou méchant

Le Foehn se moque de l’hiver.

Il isole  mon village au dessus des nuages

petite île verte et tiède

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Je marche sur la ligne de crête

le vent doux s’affole dans mes cheveux

et je ne sais plus

du vent

ou de mon âme

qui fait le plus de tapage

 

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Promenade

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Chaque pas

nous porte

semblable et particulier

et construit modestement le kaléidoscope unique de nos jours.

 

 

Les éclats brisés du miroir familier

reflètent vaillamment les heures et les  secondes

 

 

Chaque pas

courageux petit gnome

coloré et pugnace se teinte d’éternité

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Passionnément

A quadriller le vent

nous nous essoufflerons peut-être,

de rives en rives,

mains qui frôlent

regards usés et assurés pourtant

 car,

malgré la houle

et les vents mauvais

il y a dans le ciel des lignes qui nous rassemblent

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et des fleurs tendres pour adoucir nos pas

bleues si bleues

trop bleues

des fleurs qui

apaisent

et  se moquent

des lassitudes

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des  ondes d’or

chaudes et murmurantes

pour nous redire encore

…….

je reste près de toi

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alors ,

par delà les lourdeurs

les ennuis

les  erreurs

…un rêve frêle,

un souffle,

un rien

nous lient

passionnément

 

Du bien-fondé de la marche

J’aime et craint les longues promenades solitaires

bercées par le rythme énergique ou contemplatif de la marche.

Serfaus - Autriche

Elles sont des passerelles fragiles entre le rêve et le réel.

Si belles, si belles et vaines.

Elles sont fenêtres ouvertes

volets battants au gré des interrogations.

Quand je marche,

je pense et crois savoir

et faire les bons choix

Serfaus

Mes pensées s’ordonnent

se font limpides,

puis,

au détour d’un nuage

 se brouillent, se confondent.

Les longues promenades solitaires

belles

belles

laissent trop de place….

serfaus

Les chemins de bruyères

J’ai marché longtemps

sur les chemins  qui  ne mènent nulle part

lumineuses sentes des  pointes bretonnes,

Tu n’y étais pas mon coeur

tu ne savourais pas

comme moi

la solitude  immense

et le bonheur troublant

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J’ai  respiré le temps arrêté

froissé les bruyères

trébuché sur les pierres acérées

tu n’y étais pas mon âme

et je  vibrais pleinement.

et je t’aimais pourtant

isolée 

et  à jamais en toi.

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Comptines

“Ainsi font font font…

trois petits tours

et puis s’en vont…”

………

DSCN0557_modifié-1………entre ville et campagne………

…”elle est passée par ici

elle repassera par  là”…….

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Le printemps tourne tourneboule,

se ballade,butine, s’amuse, se préoccupe,

famille, amis,

le beau printemps que voilà !

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Les liens

Quelques pas sur le chemin du passé

un retour au pays de l’enfance entre ville et forêts

Des heures particulières

tant attendues et redoutées

vives et chargées  de vide

émotions et lassitudes

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Voyage immobile…….permanence ou rien n’est pareil.

une petite musique un peu triste et lancinante martèle sa complainte

….faut-il toujours revenir,

faut-il fuir..

….comment

seulement

exister

sous les regard tendres et exigeants de la famille victorieuse ……..

Nous nous aimons tant, et si lourdement.

Petite musique aigrelette et indocile

m’empêche de dormir et de rêver en paix.

Il est lourd le poids de l’enfance.

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Demain la lumière reviendra

et le soleil

et les sourires et la légèreté.

Demain, j’irai jusqu’à l’océan.

La brume

“C’est l’incertidude qui nous charme, tout devient merveilleux dans la brume”

Oscar Wilde

.

Nos pas glissent de coton ouaté

chemin familier

cent fois arpenté

aux contours incertains

sans aspérités.

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Rythme de brumes molles

nuages

vapeurs

là ou tout se dissout et se mêle.

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Abordant les sentes escarpées

il marche vers la lumière

imprévisible, incompris.

.

Et moi je le suis,

plus haut, encore plus haut.

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Là ou le ciel se dévoile

Sur le sentier des elfes

Les elfes et les feux-follets ont arpentés hier 

ces chemins d’ombre.

Ils se sont glissés sous les feuilles rousses,

ont somnolé sur la branche moussue.

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Mon soleil vert 

ma lumière polaire

tu marches derrière moi

et j’entends ton souffle

et  respire ton haleine tiède et parfumée.

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Les gnomes de la forêts nous font escorte

et ta confiance m’aveugle.

Tout est bien.