Novembre

Que va-il advenir de ces rouges
Flamboyance insensée ?
Effrayante splendeur dont la vanité chaque année renouvelée me charme.

Ou iront ces légers bruissements
Ces minauderies qui encore séduisent et enchaînent?
Toutes ces beautés éphémères et exaspérées ….

L’automne me fait peur depuis que tu n’es plus là et que le temps s’est accéléré

 

 

Déjà, le blanc ricane
Annonciateur de je ne sais quel désastre.

 

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Alors
je pense
Oh, raisonnement d’enfant…
Je pense partir loin, loin
Pour échapper peut-être a ces frayeurs déraisonnées.
Partir
Bientôt

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Le grand tour

Haute futaieIMG_2086

d’ombres saupoudrée

protectrice et  sans surprise

je te connais

je connais chacune de tes souches

je connais chaque sente

colorée

bruissante

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haute futaie du petit pays vert

qui

si bien

a su m’accueillir

je pars pour un temps

je reviendrais

pour sûr

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mais

avant l’hiver

je retourne à la mer

je refais encore une fois

le grand tour

mon sud

puis Paris

puis cet autre chez moi au milieu des bois

là ou vit ma famille que j’aime

puis encore

encore une fois

les vagues de l’océan

et les dunes

et les rochers

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Exorcisme automnal

 

 

 

 

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Des couleurs

et des formes

Des textures à foison
Et des fleurs et des fleurs
Abondantes et joyeuses, insouciantes automnales

réchaufferont  nos âmes.IMG_0548

 

 

Le luxe immodéré d’un temps qui va se perdre

laisse parfois perler

en sourdine

la fêlure mortelle de nos absences

….

j’en appelle

aux couleurs vibrantes

et à  toutes les fleurs de mon jardin…….

 

………les fleurs.

 

(on dit…..qu’elle est actuellement la meilleure dans le rôle)

Passionnément

A quadriller le vent

nous nous essoufflerons peut-être,

de rives en rives,

mains qui frôlent

regards usés et assurés pourtant

 car,

malgré la houle

et les vents mauvais

il y a dans le ciel des lignes qui nous rassemblent

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et des fleurs tendres pour adoucir nos pas

bleues si bleues

trop bleues

des fleurs qui

apaisent

et  se moquent

des lassitudes

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des  ondes d’or

chaudes et murmurantes

pour nous redire encore

…….

je reste près de toi

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alors ,

par delà les lourdeurs

les ennuis

les  erreurs

…un rêve frêle,

un souffle,

un rien

nous lient

passionnément

 

au bord du Rhin

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c’est une frontière

un fleuve tendre

et bleu et vert

qui vibre et se donne

chargé d’absences

et de silences ..

il y a tant et tant de lourdes attentes

des histoires sans fond

fardées de douleurs 

au bord du Rhin

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tu marches

je te suis

crissement doux

et nous oublions,

secondes précieuses,

les passeurs

les exilés

tous les fugitifs, les désespérés

et nous glissons

ivres de reflets qui dansent qui dansent

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Du bien-fondé de la marche

J’aime et craint les longues promenades solitaires

bercées par le rythme énergique ou contemplatif de la marche.

Serfaus - Autriche

Elles sont des passerelles fragiles entre le rêve et le réel.

Si belles, si belles et vaines.

Elles sont fenêtres ouvertes

volets battants au gré des interrogations.

Quand je marche,

je pense et crois savoir

et faire les bons choix

Serfaus

Mes pensées s’ordonnent

se font limpides,

puis,

au détour d’un nuage

 se brouillent, se confondent.

Les longues promenades solitaires

belles

belles

laissent trop de place….

serfaus

Dans le désert d’Oman

Un désert

tellel l’image parfaite d’une austère

et ancienne splendeur vacille et vibre

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Et le chemin de craie qui serpente et se noie

nous éloigne lentement

nous ramène sans fin

et nous éloigne encore

saupoudré de regrets

éperdus et anxieux

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Puis,

sans hâte,

nous retrouve enfin .

Sous les palmes bleues de l’oasis rêvée

se blottissent peut-être nos attentes conniventes.

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Alors,

par delà les abîmes et les pierres glissantes

bien après la poussière

et le sel

il y a

je le sais

la source claire

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Les chemins de bruyères

J’ai marché longtemps

sur les chemins  qui  ne mènent nulle part

lumineuses sentes des  pointes bretonnes,

Tu n’y étais pas mon coeur

tu ne savourais pas

comme moi

la solitude  immense

et le bonheur troublant

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J’ai  respiré le temps arrêté

froissé les bruyères

trébuché sur les pierres acérées

tu n’y étais pas mon âme

et je  vibrais pleinement.

et je t’aimais pourtant

isolée 

et  à jamais en toi.

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Parlons d’amour

Parlons d’amour

puisqu’il est si difficile  de  penser

le silence

parlons d’amour comme on parle des pierres ou des chevaux

passionnément, sans âme…

pour faire honneur au festin de la vie

parlons d’amour comme on se noie,

Virginia,

des pierres dans les poches

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l’été triomphant 

titubant de  fraicheur

se prélasse à l’ ombres des mousses

et

sournoisement  laisse sonner sa corne de brume .

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Parle moi d’amour pour,

avant que ne vienne l’automne,

prolonger le rire insouciant.