Evidences

 

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Si,

à l’aube des semences nouvelles, ta main ne cherchait plus la mienne

si mes pas  s’animaient d’un autre rythme que celui de tes pas


si ton souffle s’égarait

si ma voix se perdait……


que ferions-nous de nos trop lourds silences ?

saurions-nous avancer sur ce sentier de clair-obscur ?



Mon homme-nuage

bien sûr que nous le saurions,

des larmes plein la voix

nous saurions reconnaître la lumière sur les troncs

mon homme-étoile

mon amour fragile et fort

nous avancerions

des sanglots pleins les yeux

sur le chemin

distendu

escarpé, lumineux de nos destins.

Mosaïque Raphaella Bötschi -

Mosaïque Raphaella Bötschi –

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un jardin

C’est un billet écrit  il y a quelques temps,

déjà publié

et aussitôt effacé.

Un ami qui m’est très cher l’a apprécié

un peu à mon insu,

alors, ce soir

j’ai envie de le publier à nouveau

Mon jardin du centre de la France

……..le jardin……..

il y a des soirs de larmes

des soirs de chagrins inattendus.

Pour un geste qui n’est pas venu

pour un son qui sonne faux…

Il y a des soirs d’étrangeté

ou brusquement

la vie se révèle telle qu’elle est.

Il faudrait fermer les yeux

ignorer ces soirs-là

demeurer

demeurer encore un peu dans la lumière orangée.

et ne jamais

jamais quitter

le jardin d’Eden.

 

 

Mosaïque Marie BöTSCHI

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