Johanna

Depuis longtemps déjà elle ne luttait plus,

avait laissé les ombres recouvrir son visage.

Ses silences et ses yeux trop vides m’effrayaient

me rendaient lâche.

Il n’y aura plus de Février, plus de musées, plus de mots qu’elle choisissait avec précision.

Nous avions le même âge, un destin semblable,

mais ne donnions pas à nos jours les mêmes couleurs.

Ce matin, juste un entrefilet dans le journal……..

encre et gouache - Marie Bötschi

Les  coïncidences…….

mon ami Pierre publie ce jour un billet en correspondance avec le mien :

http://rotpier27.wordpress.com/2012/01/25/le-poeme-du-jour-mornes-eaux-de-pierre/

Le poème du jour : “Mornes eaux,” de … Pierre

Publié le 25 janvier 2012

Elle était montée … elle avait essayé de prendre

de la hauteur … mais le chagrin était toujours là

… collant … tenace …. poisseux.

Son cœur battait … battait fort …

mais … ce n’était pas seulement l’effort.

Elle était là … assise … bras croisés

… abattue … perdue …

Photo de Jean-François Simon

Mornes eaux,

 

Sac à dos sur le dos,

staccato dans le cœur,

le regard sur les eaux

mais l’esprit bien ailleurs.

 

Le vieux rêve brisé

de l’amour éternel

jamais atomisé :

songe sempiternel.

 

Résultat négatif

et le vide absolu.

Puis l’espoir palliatif

à jamais révolu.

 

Vivre encore et pourquoi ?

Qu’adviendra-t-il demain ?

Du mieux, du pire ou quoi,

où conduit le chemin ?

 

Sac à dos sur le dos,

staccato dans le cœur,

le regard rempli d’eau,

un trop plein de rancœur.

 

Mornes eaux, mornes heures,

en silence elle pleure.

 

                   

                                  Pierre Dupuis

Advertisements