A celles qui s’en vont…

Envie de pas grand chose

de peu

de rien

de respirer

peut-être,

l’air du jour qui passe

de penser

peut-être

à celles qui s’en vont

ou sont déjà au loin

qui ont croisé ma route

une heure seulement

ou un peu plus longtemps

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Curieuse décade

ou la mort rôde

douce froide,

heures tissées d’adieux

lourds

lourds

la mort est est une cruelle

légère

légère

….

Alors ce soir,

juste quelques mots

et quelques images

pour

peut-être

rendre hommage

Theresia

Heidi

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“Même sans toi”

 

Sans toi

je partirais demain au pays des nahuals

j’en rêve depuis si longtemps.

long long voyage 

.

Il y a plus de 30 ans maintenant que j’entendais

pour la première fois

parler du Popol Vuh, le livre sacré des Mayas.

tout était en suspens, tout était calme et silencieux; tout était immobile et sans mouvement, et l’étendue du ciel était vide… Rien n’était debout; il n’y avait que de l’eau calme, la sérénité de l’océan, seul et tranquille… Puis vint le mot. Tepeu et Gucumatz s’entretinrent: ils parlèrent, discutèrent et délibérèrent; ils tombèrent d’accord et unirent leurs mots et leurs pensées.

Mythologie si lointaine et soeur cependant.

Demain

je vole vers  Gucumatz

serpent à plume mythique

et vais,

heureuse,

à la rencontre des “Hommes de maïs” de Miguel Angel Asturias.

Sans toi mon homme étoile

sans toi……

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Sur un air de tango

Une fois n’est pas coutume,
envie,
juste comme ça,
de faire passer les paroles d’une chanson qui me touche.
.
Terre cuite Marie Bötschi
Modelage terre cuite Marie Bötschi.
.

de Yves Jamait

Dimanche (Caresse-moi):

“Le vois-tu venir mon amour
Ce dimanche avec sa gueule moche
Ce cancrelat qui tourne autour
De ce jour triste comme un son d’cloche
Oh temps suspends mes heures de vol
Et couvre mon coeur de patine
Quand la déprime me racole
Que ses maux de passe me chagrinent
Entends-tu la marche funèbre
De cette semaine qui crève
A cette détresse une trêve
Poser ma bouche sur tes lèvres
Caresse moi Caresse moi
J’ai le ventre gonflé de larmes
Ce soir la vie me rétame
Caresse moi Caresse moi
Caresse moi Caresse moi
Ne laisse pas ce jour vieillir
Sans poser avant qu’il n’expire
Tes mains sur moi Caresse moi
.
C’est un dimanche comme tant d’autres
Qui déjà me vide le coeur
Une petite bête noire se vautre
Impunément sur mes humeurs
J’ai la déprime à fleur de peau
Et l’automne dans les entrailles
Pas une bière placebo
Ne peut soigner ce qui m’entaille
Et toujours la marche funèbre
De cette semaine qui crève
A cette détresse une trêve
Poser ma bouche sur tes lèvres
.
Caresse moi Caresse moi
J’ai le ventre gonflé de larmes
Ce soir la vie me rétame
Caresse moi Caresse moi
Caresse moi Caresse moi
Ne laisse pas ce jour vieillir
Sans poser avant qu’il n’expire
Tes mains sur moi
Caresse moi
.
Et toujours la marche funèbre
De cette semaine qui crève
A cette détresse une trêve
Poser ma bouche sur tes lèvres
.
Caresse moi Caresse moi
J’ai le ventre gonflé de larmes
Ce soir la vie me rétame
Caresse moi Caresse moi
Caresse moi Caresse moi
Ne laisse pas ce jour vieillir
Sans poser avant qu’il n’expire
Tes mains sur moi.Caresse-moi”

Voilà,

alors,

avant que le temps ne nous perde

prolongeons la danse

un moment encore

….

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Viens,

là-bas entre les deux rives

là ou l’Europe et l’Asie s’apprivoisent,

et,

du café Pierre Loti

aux tables garnies de nappes rouges et blanches à carreaux

tout en haut du cimetière d’Eyup

nous laisserons nos regards frôler la Corne d’Or

sud

quand je pense

quand je dis ” le sud”

c’est une histoire vieille

c’est un grand père qui vient de là

c’est un accent

ce sont des toits, des crépis, des couleurs,

c’est un vent que je ne connais plus mais que je porte en moi.

Quand je pense le Sud

c’est cette maison de famille

ou les chemins d’Est et du Nord se rejoignent,

c’est cet endroit improbable

miséreux et luxueux

ou

l’espace de quelques semaines

je soigne le plus profond , le plus précieux des trésors que je transporte,

par delà collines et marais

Ce n’est rien…..

rien que des signes bien établis

des rituels

qui ressemblent un peu trop au bonheur.

C’est ma maison

c’est mon rocher..

Je vais la retrouver….j”y cours, j’y vole

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Je vous souhaite un bel été

Je passerai de-ci, de-là

à très bientôt

amants

Ni un même temps

ni un même lieu lieu

ni le quotidien,

ils sont autres

lointains si intimes

ils sont le meilleur d’eux-même

et se protègent

 se préservent

 et se touchent et se parlent .

C’est facile et fragile

précieux

et heureux

modelage018 - copie

Terre cuite glaçure – M Bötschi