Réminiscences

Un enfant en Irak

Pastel Sec Marie B

nos égoïsmes nos erreurs

nos faiblesses

nous poursuivent

aujourd’hui,

je revis

en écho

les turbulences dévastatrices

de séparations

de ruptures

dont nos enfants sont les victimes impuissantes et fébriles.

.

Parce que,

ce soir,

par la jeune amie de mon fils

(dont les parents se séparent)

cette douleur me revient en boomerang

je mesure  les larmes cachées de mes enfants………

Et c’est insoutenable.

IMG_2006

les plaies se referment-elles un jour ?

ou porte-t-0n à tout jamais le erreurs, les lâchetés ?

Ou peut-être,

comment faire terreau de cette douleur-là?

IMG_2029

.

36 thoughts on “Réminiscences

  1. C’est insoutenable

    mais c’est fini

    C’est terrible comme nous sommes des aimants à souffrance
    Le passé est passé et gratter des plaies ne nous aide pas , nos mères nous l’ont bien souvent répété🙂 et combien de fois nous grattons encore
    Toute cette charge n’est assurément pas nécessaire pour éprouver empathie et compassion , vraiment …. ajouter de la souffrance à la souffrance
    C’est facile à dire mais …..pas si difficile à faire🙂
    Bleuemarie bon courage , je te souhaite aussi plein de force pour soutenir cette jeune fille

  2. La séparation de deux êtres et toujours un constat d’échec mutuel et les enfants sont les dommages collatéraux innocents de cette rupture.
    Pour autant, il ne faut pas se focaliser sur la rupture mais plutôt essayer de réussir sa rupture … Ce n’est pas facile à expliquer, mais encore moins facile à faire, mais je suis intimement convaincu qu’il vaut mieux une mauvaise vie à deux.

    Je compatis avec toi mais je ne suis pas malheureusement d’un grand secours, si ce n’est que les enfants sont bien plus forts que l’on peut le croire.
    Bisous à bientêot

  3. Oui….. une sépration est un mal..un trouble imposé aux enfants qui n’ont d’autres choix que de le subir…. mais devrait-on plutôt leur offrir comme parents deux êtres qui ne s’aiment plus ou qui sont passés à autre chose… non… Ils méritent des parents pleinement épanouis… et pour ce… il faut savoir faire des choix et prendre des décisions…. ça aussi c’est un exemple dont ils ont besoin….
    Oui ..la tristesse se guérit, mais n’effacera jamais les larmes d’alors…. par contre ils sauront qu’un adulte a le devoir de son bonheur et qu’il doit agir en conséquence le cas échant.
    Il y a de ces situations qui ne peuvent qu’heurter… mais les enfants ressentiront néanmoins toujours qu’on les aimait tout de même profondément.

    Salutations

    • Bien aimé votre réponse, dans la vie on n’est pas que des parents, mais aussi un homme, une femme, et c’est cela qui compte avant tout !
      Notre siècle a trop tendance à culpabiliser les parents

  4. Bonjour Marie….

    Je pourrait te répéter mots à mots ce que Claude exprime ici…ont a la responsabilité de son bonheur..parfois la séparation même si douloureuse reste la meilleur solution pour tous….et a coup d’amour…on guéri les blessures…..

    Amitié
    Sorciere

  5. Oui… La séparation est une souffrance… souffrance aussi que de ressentir celle de l’enfant. Mais j’ai eu de la chance; sa mère aime notre fille à la folie, et j’aime ma fille à la folie. Les absences (garde partagée) ne font qu’exacerber ce besoin de donner de l’amour, ce qui, j’espère, a quelque peu compensé le constat de famille déchirée… Ma fille est une belle ( pas exclusivement physique , mais d’esprit aussi) personne !😉

    Suffit d’aimer.😀

  6. Oh, plein de douceur vers toi mon amie! Voir la souffrance des autres, surtout des êtres chers, est douloureux. On se sent impuissant… Je t’envoie force et courage. Tu verras, la vie saura procurer réconfort et transformation. Car la vie est plus forte que tout.

    Bisous! xx

  7. Afin que les enfants le vivent au mieux, il faut, il me semble le vivre “bien” sois même (j’en ai encore eu la preuve il y a peu de temps). Il faut aussi que les parents soient dans l’optique du bien être des enfants et non dans leur propre confort et coups bas.
    Les enfants sont des éponges, c’est à travers leurs parents que se joue cette séparation (je vous parle en tant que professionnel de la petite enfance). Ils faut d’abord les aimer, qu’il reste l’intêret majeur😉
    Croyez-vous d’un enfant est heureux au sein d’un couple qui se dispute, n’a plus de communication ?
    Croyez-vous qu’il ne voit pas la souffrance ou la détresse des parents qui ne s’aiment plus ? Non ! C’était la pensée de nos grands-parents, rester et accepter pour ne pas faire souffrir les enfants, faire le sacrifice de soi. L’idéal est effectivement qu’ils vivent dans l’harmonie des parents.
    Qu’en au reste rien ne sert de revenir sur le passé, laissons le là où il est😉
    Bonne journée Marie !
    Bisous tendres

    • Oui, vous avez raison, laissons dormir le passé- Hier, c’était juste un petit accroc dans ce sommeil de l’oubli. Parfois, il suffit de peu pour réveiller les vieilles blessures…..aujourd’hui est un autre jour🙂

  8. Pour moi, je pense qu’il est mieux de faire un effort et de préserver les enfants hors des souffrances des parents. C’est faisable si les adultes ne pensent pas qu’à leur propre bien-être. Une fois les enfants adultes on peut trouver une solution ENSEMBLE.
    Erwin

  9. Je pense que c’est comme les décès de personnes aimées, on ne fait que s’habituer au fil des ans, sans jamais oublier …
    Erwin dit qu’il faut faire un effort, mais les enfants ne sont pas dupes! Ils remarquent très vite quand les parents ne s’aiment plus et qu’ils font semblant ! et souvent il est plus malsain de rester ensemble et diffuser une fausse image. Ils comprennent un jour, à condition qu’on leur parle souvent, il ne faut pas éviter le sujet, au contraire … mais on y arrive entre adultes intelligents …
    Si l’un des deux ne le fait pas, il est très important de dire JE T’AIME à cet (ou ces) enfant(s), afin qu’il ne se sente pas abandonné. Mais il fat une vie pour en parler ! … Bises

    • “on n’oublie rien de rien, on s’habitue, c’est tout” comme chantait Jacques Brel
      Oui, c’est cela, et l’habitude est un pansement comme un autre🙂

  10. Nous n’échappons pas à ces douleurs, nous n’échappons pas à les imposer à nos enfants. Au départ, ce qui sera ce qui les construira, ce qui les façonnera n’est qu’une chose lourde et douloureuse, mais un jour, nos enfants nous étonnent dans leur force, dans leur volonté d’avancer, dans leur compréhension de la vie et ce jour là, face à la belle chose qu’ils sont devenus on se dit que c’est la vie que nous leur avons donnée, que nous leur avons imposée qui a fait ce qu’ils sont aujourd’hui. Peut-être ne seront-ils pas devenus si sensibles, si “résistants” ou si lucides face à la vie sans ces étapes. Ne pas voir le négatif de la chose, voir ce à quoi nos chers enfants sont dans un sens préparés et peut-être se dire qu’ils sont plus forts face à tout. Une chose est sûre l’amour, le dialogue peut être ce qui les aidera à surmonter tout ça et à devenir les adultes dont on est si fier.
    Quoi que malgré nos différentes étapes dans la vie, nous ne sommes jamais préparées à ces souffrances même si nous savons qu’elles existent.
    J’ai imposé des choses, des étapes à mes enfants, même très récemment et aujourd’hui, ce sont eux qui sont là, forts à mes côtés, aimants et avec un regard qui me touchent. L’amour mère enfants fait des miracles je crois bien😉

    • oh oui, je suis tout a fait d’accord avec toi…c’est juste qu’hier, le passé m’est revenu en pleine figure avec cette jeune fille en pleur,amie de mon fils, qui apprenait la séparation de ses parents. Je croyais tout cela bien enfoui, mais les plaies se rouvrent parfois….
      mais, sur le fond, je suis au diapason avec tout ce qui s’est écrit sur ce billet.
      merci de ta présence amicale et fidèle

  11. Tous ces commentaires sont plein d’Humanité.
    On pourrait croire, à te lire, que tu nourris un certain sentiment de culpabilité, allons Marie, moi qui te connais si peu, je sais au moins l’amour que tu portes à tes “trésors”, je me rappelle encore avec angoisse, devant ta peur et ta douleur, l’accident de ton fils, et avec chaleur le 25ième anniversaire d’une princesse. De l’Amour, c’est tout…

  12. Mon commentaire a disparu…
    peu importe, je recommence.
    On pourrait croire en te lisant que tu nourris un certain sentiment de culpabilité.
    Je te connais peu, Marie, mais je me souviens encore, avec angoisse de ta peur et de ta douleur, quand ton fils a eu cet accident l’an dernier.
    Et je me souviens avec chaleur, du 25ième anniversaire, d’une princesse.
    Tu es la gardienne aimante de merveilleux “trésors”, et je suis sûr qu’ils sentent cet Amour.

    • De culpabilité, non pas vraiment, mais je ne peux m’empêcher de penser que beaucoup de chagrins vécus chez nous n’étaient pas nécéssaires, que nous avions tout pour couler une existence harmonieuse, et que la bêtise et l’égoïsme ont tout abîmé…et quand je pense à cela, je me sens triste, triste…
      puis la vie reprends son cours, l’amour de mes enfants est indéfectible et bien réel…….pour le reste…..j’essaie de marcher du côté ensoleillé🙂

      Merci à toi pour ton amitié

  13. Chère Marie, merci pour ton billet douloureux. Chacun a son avis et je me permets de te donner le mien. Je pense qu’il vaut mieux se séparer lorsque rien ne va même si on a des enfants. Les enfants comprennent d’eux mêmes. Les entourer d’amour, de tendresse et surtout leur expliquer le pourquoi. Je suis de tout coeur avec toi.
    Je t’embrasse.

    • Merci Denise, mais ces turbulences sont bien loin en arrière – c’est juste le chagrin de l’amie de mon fils qui a réveillé un moment les vielles douleurs
      Merci pour ta gentillesse et ton amiitié

  14. intéressante macro de tulipe, avec un peu de pluie, comme il se doit. Le pastel rend toujours très bien pour les portraits. Belle technique.🙂

  15. Faire terreau c’est le bon terme Marie, toutes nos expériences passées même les plus mauvaises doivent nous servir pour avancer … ne rien regretter jamais… accepter le tout comme étant soi, un autre soi d’antan…les enfants grandissent, souffrent aussi d’autres souffrances et les toutes premières leurs enseignent à supporter les suivantes. bises (je suis divorcée et maman de deux grandes filles femmes ce jour… )

  16. En guise de terreau, voici ce qui me revient comme phrase attribuée à Michel Audiard “Bienheureux les fêlés, car ils laissent passer
    la lumière.” Ce qui pourrait se traduire : “Apprivoisons nos fêlures, car
    elles laissent passer la lumière.” »

  17. J’arrive en retard.
    Beaucoup de belles choses ont été dites.
    Il faut aller de l’avant même avec les poches pleines.
    Les choix qui ont été faits à un moment donné dans une situation précises l’ont été avec les informations du moment. Il ne faut pas les rejuger avec le recul.
    C’est pourquoi les prises de décisions doivent être un minimum réfléchies…
    Aller de l’avant et voir le soleil meme quand il se fait rare…
    A bientôt Marie
    Den

  18. Bonjour amie je suis aussi passée par là c’est d’autant plus dur que chez nous rien ne pouvait le laisser soupçonner..Le temps permet de relativiser les choses mais toute vie le couple qui était nos parents restent associés…acceptons cette épreuve ..j’avais 14 ans lorsque dans ma famille cela s’est passé..première idée :c’est la faute de maman? C’est la faute de papa? A partir de ce jour je me suis interdit de juger..en me disant :Et toi qu’aurez tu fais à leur place ?Qui le sait…

Laisser un commentaire

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Changer )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Changer )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Changer )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Changer )

Connecting to %s